Одиночество. Thomas Levy-Lasne

Одиночество. Thomas Levy-Lasne

Thomas Levy-Lasne & Thomas Schlesser

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A la table ce soir l’artiste Thomas Lévy-Lasne pour son exposition monographique «La fragilité» du 26 novembre au 29 décembre à la Backslash Gallery et Thomas Schlesser qui signe » L’univers sans l’homme — Les arts contre l’anthropocentrisme (1755-2016)» aux éditions Hazan.

Thomas Levy-Lasne & Thomas Schlesser • Crédits : Martin QuenehenRadio France

E X P O S I T I O N : «La fragilité» Thomas Levy-Lasne du 26 novembre au 29 décembre

Backslash est très heureuse d’annoncer la première exposition personnelle à la galerie de l’artiste Thomas Lévy-Lasne qui mêle références à la peinture classique et une actualité indiscutable dans le choix de sujets contemporains. À l’huile sur toile, l’aquarelle, le crayon ou le fusain, dans de petits formats ou des œuvres monumentales, Thomas Lévy-Lasne concentre la maîtrise de son art au service d’une valorisation de la banalité quotidienne.

Le titre de l’exposition «La fragilité» fait écho, comme un parfum, au tragique de la période actuelle, à ce nouveau monde auquel nous devons nous adapter. L’exposition propose un voyage à travers les différentes techniques artistiques que propose le geste figuratif.

L’huile sur toile se développe dans des formats et des sujets très différents. Des grandes compositions aux détails opératiques, un paysage luxuriant, écrin d’un personnage affairé sur son smartphone; une femme au balcon d’un immeuble moderne à la multitude de parcelles d’habitations. Des paysages, comme un coucher de soleil pollué aux couleurs artificielles, ou des portraits comme des petites filles très sérieuses déguisées en princesse pour retrouver le plaisir pictural des drapés grandiloquents. Une série de toiles fixe des métiers dans l’humilité du fait main. La concentration, la sensibilité, l’intuition sont requises, toutes choses inaccessibles aux machines.

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Une toute nouvelle série de fusains propose des images aux noirs à la fois denses et flous, la technique spécifique du fixatif liquide brouillant le trait hyper précis de l’artiste. Une forêt immense invite le visiteur à plonger physiquement dans la perspective de ses frondaisons ; l’agitation des manifestations contraste avec le calme patrimonial des arbres et des immeubles haussmanniens; des corps se pré-sentent dans l’intimité d’espaces urbains étriqués.

La série des aquarelles de fêtes propose un regard sur une génération festive, mais fragile. Confettis, canettes de bière ou décolletés plongeants deviennent vanités iconographiques sous un regard alcoolique qui dépeint, sans hiérarchie, le carnaval des textures et des motifs.

Témoin de son époque, Thomas Lévy-Lasne dessine également au crayon des scénettes inspirées d’un site de streaming live érotique où des amateurs exhibent leurs ébats sexuels. Magnifiant la tendresse, l’intimité, le scabreux et le comique de la sexualité, c’est à coup de crayon, par hachures douces, de petites caresses en corrélation avec le sujet, qu’il s’attaque à un sujet trusté par l’industrie pornographique.

Klaus Spiedel explique: « Coucher de soleil ou scène d’orgie, ses œuvres sont autant de tentatives de nous faire partager un énorme appétit d’apparences qui caractérise la pratique de Thomas Lévy-Lasne.»

Fête 75, 2016. Aquarelle sur papier / Watercolor on paper. 15 x 20 cm • Crédits : Thomas Levy Lasne

E S S A I : «L’univers sans l’homme — Les arts contre l’anthropocentrisme (1755-2016)» de Thomas Schlesser — Editions Hazan

Après s’être placé au centre du monde, l’Homme assisterait-il, voire participerait-il, à sa propre disparition ? En observateurs attentifs, les artistes n’ont pas manqué d’apporter leurs réponses à une question qui se pose aujourd’hui avec insistance. Turner, Victor Hugo, Malévitch, Kubrick et bien d’autres créateurs majeurs, chacun dans son domaine, ont traduit cet effacement, tentant de donner forme à ce que Baudelaire nomma « l’univers sans l’homme ».

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Quelles sont leurs visions ? Celles d’une nature originelle et toute-puissante, chère au XVIIIe siècle ; celles, romantiques, de paysages dépeuplés et immémoriaux ; celles, résolument contemporaines, des désolations post-nucléaires ; celles, plus spéculatives, d’une mutation monstrueuse des espèces, d’une mécanisation généralisée, d’une invasion des objets ou d’une dilution des êtres dans l’abstraction ; celles, écologiques, de l’impact de l’Homme sur la planète. Cet essai raconte, depuis le séisme de Lisbonne de 1755 jusqu’aux perspectives transhumanistes, comment les artistes ont saisi, de manière spectaculaire et éclairante, les forces visibles qui dépassent l’Homme et tendent à le déclasser. C’est ainsi que, tout en leur conférant une envergure esthétique, l’art soulève des enjeux d’intérêt général et participe aux réflexions urgentes sur notre juste place à l’échelle du vivant.

L’univers sans l’homme — Thomas Schlesser • Crédits : Hazan

D I S Q U E D U J O U R : Piers Faccini Album : I Dreamed An Island Titre : Drone

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